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L'édito de SAMUEL MOLI,
Maire de Saint-André

JUIN 2020


Chères Andréennes, chers Andréens, En mars 2020, une grande majorité d’entre vous a choisi, dès le premier tour, notre équipe. Elle m’a fait l’honneur de m’élire maire au mois de mai. C’est une grande fierté pour moi, enfant du village et fils d’agriculteur. Sitôt l’élection terminée, avec Francis Manent, nous avons fait face à la crise du coronavirus. Je n’ai cessé de répéter durant la campagne que mes colistiers portaient des valeurs d’engagement, de solidarité, qu’ils étaient dans l’action. Ils n’ont cessé de le démontrer durant cette période inquiétante : tractant les consignes mises en place par la cellule de crise et le bulletin, distribuant des masques, téléphonant aux personnes isolées. Vous avez pu constater que notre profession de foi n’était pas des voeux pieux. Cette période a aussi révélé le courage et la solidarité des Andréens. Une soixantaine de veilleurs se sont proposés. Ils ont livré des courses, porté des bouteilles de gaz, des packs d’eau, des masques, écouté, conseillé les plus vulnérables. Là aussi je tiens à les saluer. Certains ne partageaient pas les idées de notre programme et s’étaient présentés sur une autre liste mais, dépassant les clivages, ils ont rejoint cet élan formidable. Je tiens particulièrement à les remercier. Je veux saluer aussi le personnel de la commune : le directeur des services, présent du matin au soir pour organiser l’offensive, le responsable technique, qui bien que pouvant se mettre en retrait, n’a cessé d’oeuvrer, d’être disponible, le brigadier-chef qui s’est dit « en guerre » et a donné son numéro personnel à la population, la responsable du service d’entretien qui avec son équipe a nettoyé, désinfecté sans relâche. Bien sûr, ces chefs de service étaient appuyés par leur équipe, parfois réduite, mais dont le désintéressement et le courage étaient remarquables. C’est dans ces situations graves, où l’on peut s’exposer au pire, que l’on connaît les hommes et les femmes. Je pense enfin aux commerçants, Claude, Damien, Gracinda et leurs employés en particulier mais aussi à Intermarché, aux caissières, pompiers et gendarmes en première ligne. Ils ont chacun bravé la peur. Toutes ces personnes sont aussi, comme le corps médical, les « héros du covid ». Cela me laisse à penser que notre village est une communauté. Nous sommes loin des villes et villages anonymes, où l’on se croise en s’ignorant. Saint-André a une âme, un coeur et cette période l’a mis au grand jour. 


Samuel Moli, votre maire